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Katmandou au Népal (24 mars au 1 avril 2022)

Grand départ pour mon premier voyage en solo.Je suis heureuse de réaliser ce projet! Un peu fébrile de faire un si long voyage en étant seule, mais confiante que tout va bien aller. Mon vol de départ a été modifié, donc après révision des billets avec une dame d’Aéroplan, mon départ était le mardi matin 22 mars à 5 h. Arrivée au bureau d’enregistrement à 3 h, on m’informe que je ne peux pas prendre l’avion, car les Canadiens ne peuvent pas faire de transit à l’aéroport de Delhi en Inde. Restriction COVID! Retour à la maison! Je ne comprends pas pourquoi on m’a vendu ces nouveaux billets il y a deux jours, mais bon… je ne peux pas faire grand-chose alors j’attends à 7 h du matin pour l’ouverture des bureaux d’Aéroplan.



À 8 h, je confirme mon nouveau départ, toujours mardi, mais à 15 h 30, avec un transit de 8 h à Toronto et un de 10 h à Istamboul pour un voyage de plus de 33 heures. Mais il faut ce qu’il faut, alors c’est parti! Embarquement à Toronto pour Istamboul Arrivée dans l’avion, nous sommes deux à avoir le même siège! Je me dis tout de suite que c’est peut-être mon jour de chance et qu’ils vont m’amener dans la section "Première classe"! Mais non! Par contre, on me donne une très belle place avec tout l’espace nécessaire pour m’étendre les jambes. Pour un long trajet, c’est vraiment apprécié!



Magnifique aéroport d’Istamboul


IGA Lounge dans l’aéroport d’Istamboul


Ce salon VIP d’Istamboul est le plus beau que j’ai visité. Pour un long transit de 10 heures, c’est parfait! Le confort des sièges, le bon buffet avec un bar où l’on peut prendre ce que l’on veut ainsi que des douches pour se rafraîchir ont rendu l’attente vraiment agréable. Avoir accès à ces salons est un des privilèges que j’apprécie le plus de mes cartes de crédit lorsque je voyage et que je dois faire de longs transits.


Arrivée à Katmandou


Je suis fatiguée, mais heureuse d’être à destination. Après deux heures dans l’aéroport pour passer les douanes, acheter mon visa, récupérer mes bagages et puis acheter ma carte SIM, me voilà prête à découvrir le Népal!

Petit choc! C’est un peu la folie ici! Il y a tellement de monde! Traverser la rue est vraiment difficile! Il y a du brouhaha partout! C'est la cohue. Je suis fatiguée et j'ai l'impression que tous mes sens sont supersollicités! J'ai hâte de me déposer à mon hébergement et de savourer quelques minutes de repos. J’avais fait la connaissance d’un voyageur à l’aéroport et nous partageons le transport pour nous rendre à nos hôtels respectifs.

Après m’être installée, je pars quelques heures faire la découverte des environs. Le lendemain matin, découverte d’un bon petit resto tout près d’où j’habite, le Hity Cafe. Je prends un café et un déjeuner typique népalais. Un genre de soupe au curry avec des légumes et un pain qui ressemble à une tortilla épaisse. L'odeur du bouillon est réconfortante et après tout ce trajet des derniers jours, ça fait du bien!



Visite ensuite du quartier de Thamel où l’on retrouve plusieurs boutiques de linges et de matériel de plein air. Les prix des articles sont vraiment surprenants: sac de couchage à 20$, manteau d’hiver à 45$… Ce sont toutes des copies de grandes marques qui proviennent probablement de la Chine. Comme je n’ai besoin de rien pour le moment, je ne fais pas d’achat.


Visite ensuite de différents petits temples un peu partout dans le quartier. Un Népalais hindouiste me dit qu'il y a mille dieux et mille temples au Népal. Je ne sais pas s'il y en a vraiment mille, mais une chose est sûre, c'est que j'en vois presque à tous les deux ou trois coins de rue. Des tout petits temples où les gens vont faire des offrandes, prier et allumer des chandelles. J’ai rencontré un artiste népalais à qui j’ai acheté une peinture. Cet argent va à son école d'art afin de leur permettre d'acheter tout le matériel nécessaire pour continuer d'offrir gratuitement des cours d'arts aux jeunes. Mon artiste décide de passer une partie de la journée avec moi pour me faire visiter le coin. Je suis ravie. Il me parle de leur culture, de leur façon de vivre, de leur croyance... c'est vraiment intéressant! Pour le remercier, je l'invite à dîner avec moi.


Visite du temple des singes


Ce lieu surplombe la ville de Katmandou. La vue de toute la ville y est magnifique! On y retrouve plusieurs petits temples et une Stupa. Les hindouistes et les bouddhistes y sont donc représentés. C'est un endroit à voir lorsqu'on visite Katmandou.


On peut y apercevoir plusieurs singes qui se promènent à travers les gens à la recherche bien souvent de nourriture.


Je débute ma troisième journée par un diner avec Véronique qui enseigne maintenant à Katmandou la musique depuis le mois d'août dernier. Elle me propose un super restaurant typiquement newari. Les Newars sont les premiers habitants de la vallée de Katmandou. Ils parlent le néwar, une langue tonale asiatique du groupe tibéto-birman de la famille des langues sino-tibétaines. L’architecture newar des bâtiments est magnifique! On mange avec les mains un repas typique assis par terre en savourant une bonne bière de riz qui a un petit goût de saké. C’est un très beau moment! Je suis vraiment heureuse de la revoir. Nous devions aller manger ensemble à Québec pour parler de voyage et bien c'est au Népal que ça se passe!



Visite ensuite du quartier où se trouve notre restaurant, car il y a un festival de musique dans ce quartier cette journée-là. Les différentes prestations se font où les temples se trouvent, alors on en profite pour visiter ces lieux si importants pour eux. L’ambiance est agréable. Entendre la musique népalaise me plonge vraiment dans l’atmosphère du pays. Cette musique est si différente de celle que j'écoute habituellement. On assiste même à l’enregistrement d’une scène de film ou d'un téléroman.


Voici un petit vidéo pour vous mettre dans l'ambiance de cette journée.


Visite le cinquième jour du Durbar square de Katmandou.

Cet endroit nommé "La place de Darbar" en français doit son nom au fait que les rois du Népal y tenaient leurs audiences jusqu'en 1886. On y retrouve plusieurs temples hindouistes et des palais royaux. C'est un site classé au Patrimoine mondial comme plusieurs autres sites à Katmandou. C'est un endroit qu'il faut aller visiter quand nous sommes de passage à Katmandou.


On peut y voir des chèvres offertes en offrandes aux Dieux hindous. Elles peuvent se promener autour des temples le jour à certains moments sinon, elles sont attachées à un des temples. Elles reçoivent de la nourriture chaque jour.


On y retrouve aussi à côté de quelques temples, l’arbre de Bouddha.



Dans le Durbar square, on retrouve le temple où la principale Kumari habite. Au Népal, une Kumari est une jeune fille vierge et prépubère vénérée par les bouddhistes et les hindouistes comme une déesse vivante.

Elle serait l‘incarnation vivante de la déesse hindouiste Taleju. Cette jeune déesse est choisie à environ 3 ans, selon 32 critères très stricts (particulièrement de beauté), dans une famille bouddhiste. Elle va ensuite habiter dans ce temple et ne semble pas pouvoir en sortir beaucoup. Elle doit respecter plusieurs traditions, par exemple, celle de ne pas pouvoir marcher sur le sol, car ce dernier serait impur pour elle. Elle ne doit pas montrer ses émotions, ni sourire, ni pleurer, car cela porterait malheur. Tous ses gestes sont continuellement observés. Elle doit prendre son bain tous les matins dans un bain parfumé et être massée longuement avec des huiles. Elle doit ensuite être maquillée puis recevoir des offrandes d’un prêtre. Le reste de sa journée se passe habituellement dans un calme plat.


Lorsque du sang touchera sa peau pour la première fois, elle devra quitter le temple et laisser sa place à une autre, car elle sera considérée comme impure. Elle retourne donc à ce moment-là vivre dans sa famille une vie normale. Par contre, un guide m’a dit qu’elle n’épouserait aucun homme, car cela porterait malheur à ce dernier. Le gouvernement donnera à sa famille une pension lorsqu’elle retournera chez elle pour subvenir à ses besoins.


J’ai lu que ces jeunes filles vivent très durement le retour à la réalité lorsqu’elles retournent chez leurs parents après avoir été adorées autant et après avoir eu une vie si différente des autres.

La Kumari se montre quelques fois par jour à la fenêtre d'où on peut l’observer une minute environ. J'ai pu la voir lors de ma visite. Son visage semblait si triste, si sérieux pour une si jeune fille. La déesse actuelle aurait 6 ans. On doit se pencher en la voyant pour lui rendre hommage. On ne peut absolument pas la photographier et plusieurs gardes sont là pour s’en assurer. J’avoue que cette tradition me perturbe. J’ai de la difficulté à comprendre que des milliers de famille bouddhiste souhaitent que leur fille soit choisie et ait cette vie.


Voici quelques photos du temple où elle vit.


Départ après 3 nuits pour Patan. Ce quartier est situé à 30 minutes de Thamel. J’y ai loué un beau petit logement confortable dans une maison qui possède une belle cour intérieure. L’endroit est très sécuritaire. La famille à qui appartient l’endroit est super accueillante et bienveillante.



Je vais prendre un bon souper pas trop loin avant d’aller visiter un peu le coin. Un singe vient me rendre visite. Il s’accroche aux fils électriques et en fait décrocher quelques-uns.



Son Durbar square est simplement magnifique! il est aussi classé dans le Patrimoine mondial. On se promène dans les rues et l’architecture newar est présente partout.


Visite du zoo de Katmandou tout près de Patan lors de ma deuxième journée dans le coin. Je suis déçue de cette visite. Les animaux sont dans de petits enclos. Les habitations sont vieilles. Ça manque réellement de verdure et de peinture! J’ai même hésité avant de vous mettre ces photos dans mon blogue. Je pense que certains zoos ont des vocations de conservation d’animaux en danger et offre à leurs résidents des milieux de vie très acceptables. C’est certain que la vie dans la nature est le meilleur endroit pour ces animaux, mais certains zoos pour leur vocation éducative et de conservation peuvent avoir leur place. Franchement, si vous passez à Katmandou, je ne vous conseille pas d’aller visiter le zoo.


Dès ma première journée à Patan, je me suis mise à avoir des problèmes d’estomac. J’ai finalement mangé de la nourriture qui n’était plus bonne, car je me suis mise à être malade, mais quand je vous dis malade... et bien c’est malade! Ouf, deux jours à avoir mal au ventre et à aller aux toilettes en urgence puis deux jours à me tordre dans mon lit et à avoir la tête dans le bol de toilette! Urgence antibiotique!

J’avais prévu le coup alors je prends ce qu’il faut et après quelques jours, la santé revient. Je vous avoue que je me suis sentie pas mal loin de chez moi ces quelques jours. Par contre, la famille népalaise où j’habitais a pris soin de moi avec tellement de gentillesse et de bienveillance. Même en pleine nuit, dès qu’ils m’entendaient être malade, ils accouraient pour m’aider. J’étais tellement heureuse qu’ils soient là. Les Népalais sont réputés pour être des gens vraiment gentils et bien cette famille me l’a démontré pleinement.

Départ prévu le 30 mars pour Pokhara. Mon vol part à 7 h 15 du matin, alors j’arrive à l’aéroport à 6 h. On m’annonce que mon vol est retardé à cause de la température à Pokhara. Comme cette ville est située à côté des montagnes et que l’avion doit voler plus bas que ces dernières, la visibilité doit être très bonne pour que l’aéroport soit ouvert. Après 5 heures d’attente, j’apprends finalement que je ne partirai pas aujourd’hui.

Je me prends un autre hôtel à Katmandou. Je me paye un bon massage et je me repose en vue de mon départ le lendemain.


Prise deux, je me rends le 31 mars à l’aéroport pour 10 h cette fois-ci. Mon vol est prévu pour 11h. On m’annonce que l’aéroport est encore fermé et que je dois demeurer en attente de mon départ. À 13 h 30, on m’annonce que mon vol est encore annulé et on me redonne un autre billet pour le lendemain. Je me dis que tant qu’à rester à Katmandou, je vais aller visiter un nouveau quartier et je vais marcher un peu. Je décide de marcher les 11 km qui me séparent de mon nouvel hôtel situé à Bhaktapur.



Arrivée à mon hotel, je dépose les bagages et pars visiter le coin avec quelqu’un que je viens de rencontrer en marchant. C’est un népalais qui a étudier le français à l’université. Plutôt rare au Népal! Il veut pratiquer son français et en échange de marcher avec moi, il me fait faire le tour de tout le quartier et m’explique l’histoire de son coin de pays. Ce fut une balade très agréable. Je suis finalement vraiment heureuse que mon avion ait été annulé, car Bhaktapur est l’endroit le plus beau que j’ai visité à Katmandou. L’architecture Néwar est présente partout et c‘est un quartier vraiment magnifique à visiter.



Le premier avril, je repars de nouveau à l’aéroport. Prise trois. J’arrive à 6 h. Mon vol est prévu pour 7 h. C’est le jour de la marmotte! Mon vol est encore annulé et on me l’annonce officiellement à 9 h. Je demande qu’on me rembourse mon billet. En sortant de l’aéroport. J’appelle mon auberge de jeunesse à Pokhara pour leur dire que je ne pourrai pas arriver encore aujourd’hui. Le gars me dit que la température est en train de changer à Pokhara et que l’aéroport risque de rouvrir en après-midi. Je retourne à un guichet d’une autre compagnie aérienne qui me vend un billet pour 13 h. Tous les vols avant celui que je viens d’acheter sont finalement annulés sauf le mien et je peux enfin aller découvrir ce nouveau coin de pays que je vous présenterai dans mon prochain blogue!



Katmandou, la ville des contraste!


Je suis contente de finalement quitter Katmandou pour un endroit plus près des montagnes et de la nature. Je ne suis définitivement pas une fille de ville et même si j’ai bien aimé visiter Katmandou, les grands espaces, l’air frais et la nature me manquent.

Katmandou est une ville de contraste. On y rencontre des gens formidables, mais il y a tellement de gens qui nous approchent, veulent nous parler, nous vendre des choses, se promener avec nous… que ça devient épuisant. On y voit des édifices, des temples et des stupas impressionnants. Mais on y voit aussi de la grande pauvreté, de la poussière partout et énormément de pollution dans l’air. On croise régulièrement des odeurs de parfum de fleurs et d’encens puis quelques pas plus loin, des odeurs d’égout ou de vidanges qui trainent partout.

Je garderai de bon souvenir de mon passage à Katmandou et il y a encore bien des belles choses que j’aimerais visiter ici, mais ce sera pour une autre fois!



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